
Enfant et encore élève à l'école primaire, je prenais des cours de dessin à l'école des beaux-arts de ma ville, maniant le fusain et la mine de plomb : les prémisses du noir-et-blanc... Lors d'études plutôt austères, j'ai eu la chance de pouvoir suivre un cursus en arts plastiques : j'y ai découvert le travail en atelier et surtout la Photographie, apprenant les rudiments de la composition et de la technique photo argentique noir-et-blanc, le développement des films et le travail en chambre noire.
Les années ont passé, j'ai poursuivi une activité photographique sporadique, arrêtant puis reprenant quelques années plus tard... pour attraper définitivement le virus. J'ai aujourd'hui une pratique entière et passionnée, mêlant les approches argentiques et numériques, ayant presque tous les jours un appareil avec moi. La photographie est devenue une deuxième vie.
Je privilégie le regard sur le quotidien, loin du spectaculaire et du sensationnalisme et je pioche des éléments dans ma vie de tous les jours. Ayant depuis tout petit l'habitude de marcher dans la ville et de regarder comment les gens y vivent, j'ai assez naturellement continué cette pratique avec un appareil photo entre les mains.
Aujourd'hui, je suis attiré par le rapport entre l'homme et son environnement urbain, étant frappé par ce que l'on pourrait appeler les foules solitaires, ce paradoxe qui voit la recherche de solitude se développer au cœur des agglomérations les plus densément peuplées. Je cherche également à mettre en relief les structures et les formes qui nous entourent de toute part, fasciné par l'émergence de villes et de quartiers nouveaux qui préfigurent la société de demain.
J'utilise volontiers les symboles, le décalage et l'onirisme pour donner à voir au-delà du document et pour susciter l'interrogation.